Rue Pierre Noailles, réunion d'info du 1er juillet

Publié le par PR

 
Je ne sais pas si vous connaissez la rue Pierre Noailles, c’est celle que l’on emprunte pour venir de l’avenue Schweitzer (donc du campus et de Pessac) pour arriver au parking du Cinéma Gaumont (ou l’inverse). Une rue entièrement refaite il n’y a pas si longtemps que ça et qui longe le campus de l’Université Bordeaux 1, non, en fait elle le coupe en deux, puisque de part et d’autre de la voie les terrains appartiennent à l’Université, entourés de grillages ou de murs. Et voilà le problème, l’Université aimerais bien ‘récupérer’, c'est-à-dire interdire à la circulation cette rue pour l’intégrer dans son territoire, à l’occasion de la venue de l’INRIA Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique (http://www.inria.fr/bordeaux/).

L’Université a besoin de se développer, d’attirer les chercheurs, les étudiants, d’accueillir des projets, tout le monde est d’accord là dessus, et il est acté depuis 2002 que cet institut doit s’implanter à Bordeaux. Mais où ?
Bien sûr le mieux c’est de l’implanter à proximité des labos de recherche partenaires pour favoriser et faciliter le travail de tout ce beau monde (parce que beaucoup d’idées et de projets voient le jour autour de la machine à café paraît-il) et il n’y a rien à redire à ce projet sauf que voilà, le futur bâtiment de ce centre doit être construit au bout de la rue de Noailles, à cheval sur la partie grillagé du Domaine Universitaire et la partie entourée d’un vieux mur, le domaine du Haut Carré que l’Université a acheté il  y a déjà quelques années. Et du même coup cela permet de réunir les deux entités géographiques, de faciliter le passage des chercheurs etc. Quant aux implications du projet pour les riverains, les Talençais, ma foi.....

Les riverains justement étaient invités par notre Maire à une première réunion d’information sur le projet d'implantation de l'INRIA le mercredi 25 juin, annulée et reportée au mardi 1er juillet. En fait, il ne s'agissait pas tant d'une information du maire, comme une lecture un peu rapide du courrier que nous avons reçu aurait pu le laisser croire, mais d'un exposé du Président de l’Université sur l’importance capitale et la nécessité absolue de la réalisation de ce projet à cet endroit là- pour plein de raisons- et en conséquence la nécessaire fermeture de la rue Pierre Noailles au trafic de transit et son intégration au domaine universitaire.

Le maire doit naturellement donner son accord à un tel projet et délivrer les autorisations nécessaires et il se trouve que M Cazabonne a récemment signé, à la demande du Président de l’Université, un accord pour que l’on lance des études d’implantation du bâtiment à cet endroit précis, parce que, selon ses dires, s’il ne l’avait pas fait eh bien l’INRIA serait parti à Toulouse, - alors vous comprenez !! Lors de la réunion il apprenait, de la part d’un résident, qu’il n’en a jamais été question de ce départ, et pour cause, l’implantation sur Bordeaux est décidée depuis 2002 et des personnes travaillent déjà sur place, mais bon on ne peut pas être au courant de tout n’est-ce pas ?!

Ce soir là, a peine entamé, l’exposé du Président fut interrompue par des habitants du Hameau de Noailles qui suivent ce projet depuis quelques temps déjà, et qui ont eu, comme moi, l’impression que tout était joué, la  décision prise et que cette réunion devait essentiellement servir à sa présentation et au service après vente auprès des riverains.

Les questions essentielles qui préoccupent une majorité des résidents, c’est-à-dire la modification de la circulation qu’allait induire la fermeture de la rue, le passage d’un trafic plus élevé dans un quartier résidentiel, le report de la circulation sur des axes déjà chargés (avenue Roul, cours de la Libération, rue de la vieille tour), la modification des accès à l'Université Bordeaux1 et les implications pour le ‘centre ville’ de Talence, furent à peine abordés. A la place nous avons assisté à une réunion houleuse à la fin de laquelle Monsieur le Maire, qui a pu mesurer le mécontentement de la majorité des personnes présentes, a demandé que les études d’implantations  évitent les constructions sur la route, même si on sait que ça risque de coûter plus chers, et que l’on effectue des comptages pour avoir une idée réelle de la circulation sur cet axe.

Donc retour à la case départ pour l’instant,  encore faudra-t-il suivre le dossier et s’assurer que ces études soient menées, les comptages faites, les riverains tenus informés et que le projet se fasse, pour le développement de l’Université et son rayonnement international que personne ne conteste, mais aussi dans le respect de l’intérêt collectif des Talençais.

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