Conseil municipal du 13 novembre

Publié le par PR

Comme vous avez pu le voir dans un précèdent article, l'ordre du jour était peu fourni (ok tout est relatif, on est tout de même sorti à 21h passé) et peu de points de vrai friction.

En début de séance, après un hommage à Yves Buffet, et alors que nous ne nous y attendions pas, le maire a répondu à des courriers que des conseillers de l'opposition lui ont envoyés. Ceci probablement en raison de l'article du sud ouest et où nous disions que souvent M le Maire ne répond pas à nos courriers, ou alors avec un certain retard ou un retard certain.

Vu que le journaliste était également présent le jeudi 13, l'article du sud ouest qui relatait ensuite cette séance du conseil montrait que Monsieur le Maire veut bien nous répondre (vous comprenez souvent ça prend du temps avant d'avoir les éléments techniques de réponse), et pour montrer sa bonne foi, il  nous répond même en conseil municipal !  Monique de Marco a fait remarquer que ces réponses orales ne dispensent pas d'une réponse écrite et que certaines questions remontent tout de même à plusieurs mois.

Ces questions concernaient, en vrac: le parc automobile, l'évolution de la consommation des véhicules, l'abattage d'un séquoia, le bétonnage pour en faire un parking « paysager » d'une parcelle qui pourtant était classée en EBC (espace boisé classé, derrière IRTS), des différentes commissions dans lesquels nos élus talençais (majorité et opposition) siègent à la CUB et de sujets que j'ai n'ai pas notés.


Voici quelques points qui ont été abordés ce soir là :

M Sylvain Laurent remplacera désormais M Y. Body au conseil communal ouest et Mme Sallet sera la troisième représentante au conseil d'administration du lycée Alfred Kastler, la CUB ayant laissé sa place.

Rien à dire sur la création de la commission communale d'accessibilité aux personnes handicapées, pour laquelle nous avions proposé des changements dans la composition pour qu'elle prenne réellement en compte tous les handicaps et non pas le seul handicap moteur.

Nous avons voté pour la réactualisation des prestations funéraires et nous nous sommes abstenus quand il s'agissait de fixer les tarifs pour la patinoire (4 euros pour les adultes, 3 euros pour les enfants pour une heure), jugés trop chers pour les familles.

Nous avons voté contre la délibération concernant les tarifs pour un séjour ski dans le cadre des vacances sportives : 200 euros pour les non imposables et 320 pour ceux qui paient 1000 euros et plus d'impôt nous a paru un écart insuffisant et le tarif pour les familles non imposables vraiment trop élevé.

D'autres jeux de question réponse ont eu lieu, vous allez peut-être les découvrir un de ces jours en vidéo sur le site de la mairie.


J'ai été attirée par la délibération n° 19 : Appel d'offre concernant les fournitures de denrées alimentaires pour les années 2009 et 2010 et l'approbation des marchés à bon de commande. L'appel d'offre a été lancé le 25 août, les entreprises répondent et la commission d'appel d'offres de la mairie s'est réunie le 5 novembre pour l'attribution des marchés.

S'agissant de denrées alimentaires, donc tout ce qui sert à la confection des repas des écoliers, des personnes âgées, ce qui est offert lors de 'vins d'honneur' etc., il est évident que les prix proposés pour les différents lots ont beaucoup augmenté, tout comme les prix au supermarché.

Je me suis tout de même livrée à un petit calcul et une comparaison avec les années précédentes pour avoir une meilleure idée de la progression des prix : entre 2007 et 2008 on constate des augmentations allant de  +  15%  à  + 199%.

Ici j'exclu l'augmentation du prix des cannelés qui, après avoir diminué de 77% entre 2006 et 2007 font un bond de 754% entre 2007 et 2008. Et là je me demande s'il n'y a pas une erreur d'écriture quelque part !


Mais c'est un détail, la vraie question est de savoir pourquoi, alors qu'habituellement la commission attribue les marchés tous les ans, on nous soumet cette approbation des marchés à bons de commande sur deux ans.

Nous savons tous que les prix des matières premières ont augmenté de façon considérable entre 2007 et 2008, entraînant des hausses de prix sur presque tous les produits alimentaires, mais les prix des ces matières premières sont depuis plusieurs mois en baisse (-55% pour le blé depuis 6 mois, œufs..) et même si cette baisse n'a pas encore été répercutée sur le prix de vente, elle le sera selon les prévisions (je ne trouve plus l'article du sud ouest qui en parlait aussi) à partir du début 2009.

D'où notre interrogation qui porte sur la durée des marchés. Passer des contrats sur deux ans, n'est-ce pas, en ce moment précis, payer au prix fort pendant deux ans et donc s'empêcher de profiter d'une baisse qui peut intervenir ?

Réponse du Maire, après avoir consulté autour de lui et notamment son administration : ce sont des procédures lourdes à mettre en place et à gérer, alors on a cru bon de ne le faire que tous les deux ans. D'ailleurs on est jamais sûr que les prix baissent...

Ce que je trouve dommage, notamment en ce qui concerne l'attribution des lots 3,4, 5 et 6, marchés remportés par la Boulangerie « Maison la Biche », parce que si le prix du blé, des œufs et du sucre continue à baisser, nous allons payer les viennoiseries et autre petits fours au prix fort pendant les deux années à venir.

Sauf bien entendu si la baisse du prix des denrées alimentaires n'est pas répercutée sur les prix de vente, auquel cas on se demande à qui elle profitera.

Publié dans Conseil Municipal

Commenter cet article

Benoit Bergeon 23/11/2008 18:30

Monsieur Dupont :Peut-être que les autres maires, quelles que soient leurs étiquettes politiques, n'ont pas la chance d'être éclairés par leurs citoyens.À Talence, ceux-ci, organisés depuis 10 ans dans diverses associations de défense (de l'école Jolliot-Curie, Adecats, contre le projet de pont pharaonique Sainte Marie, .., puis de démocratie participative autour des conseils (libres) de quartiers, ont, par leurs luttes nombreuses, obligé le maire à aller dans le sens de la démocratie.Le Collectif Citoyen Talençais, qui a synthétisé cette expérience dans un projet de démocratie participative, se félicite que notre maire reprenne à son compte nombre des propositions faites par les citoyens, tout en regrettant que beaucoup de temps ait été perdu, et que certaines des demandes des citoyens ne sont toujours pas reconnues !Allez, encore un effort Monsieur le maire.Benoit Bergeon

Dupont 22/11/2008 15:25

Puisque la Ville de TALENCE EST UNE DICTATURE, j'ai l'honneur de vous mettre au défi moral de reconnaitre objectivement l'exercice de la démocatrie locale à Talence sur la procédure de quatrième modification du PLU et d'avoir le courage intellectuel  de reconnaître :
- qu'environ 600 000 habitants représentant les autres 26 communes de Talence dont plusieurs à majorité socialo-les verts n'ont pas eu accés au 20 novembre au travaux préparatoires. Demander à Bégles, à Mérignac, allez-s'y! Publier les courriers de réponses! 
- n'ont pas participé à une réunion publique avant transmission des propositions des communes.Donnez le calendrier des réunions de conceratations des autres communes avant enquête publique!
- n'ont pas eu la possibilité de s'exprimer par bulletins avant propositions des communes à la CUB.Publiez un document contraire!
- que 26 communes n'ont pas présenté sur le site internet de leur Ville les documents préparatoires sur la 4 ème modif du PLU  à cette date
A vous lire trés bientôt...
 
 

PR 23/11/2008 15:08



Cher Monsieur je ne vois pas où vous êtes allez chercher l’idée que la ville de Talence est une dictature, j’ai bien connue l’Allemagne de l’Est du temps de la RDA et ça n’a rien à voir.


Pour ce qui est du défi moral auquel vous me soumettez, je ne sais pas ce que les vingt six autres communes de la CUB font ou ne font pas en matière de présentation de modification du PLU,
fussent-elles dirigées par des socialistes, des verts, des communistes, des umps ou d’autres. Je n’ai pas le temps de vérifier vos affirmations, mais il se trouve que je vous crois sur parole et
ce que vous me dites là ne me surprend pas.


Par ailleurs, je n’ai aucun mal à reconnaître d’avoir été agréablement surprise par la réunion de concertation organisée jeudi dernier. La présentation de Monsieur Jestin, bien que longue, et ici
c’est le sujet qui en est la cause, fut claire, bien documentée et assez pédagogique dans la mesure où elle était destinée à un public de non spécialistes.


C’est vrai que le délai pour intégrer les informations, prendre le recul nécessaire et faire des propositions est assez court, la commune devant transmettre ses propositions à la CUB avant la fin
du mois, mais je reconnais que cette réunion a eu le mérite d’annoncer la procédure, d’expliquer les différentes étapes pendant lesquelles les Talençais pourront à nouveau s’exprimer et d’exposer
les propositions de changement faites par notre commune.


Que tous ces documents se trouvent aujourd’hui sur le site internet de notre commune, avec possibilité de participation en ligne ( !) est bien. Monsieur Jestin l’a promis jeudi soir suite à
la demande d’une personne présente dans la salle, et je salue la réactivité des services techniques qui l’ont rendu possible dans un délai aussi court.


 


J'espère avoir répondu à toutes vos interrogations.













Olivier P. 21/11/2008 12:49

Etant parfois en charge de la rédaction ou de l'analyse de marchés pour le compte d'une administration, je trouve votre commentaire un peu simpliste, et ce certainement par méconaissance du sujet. Je vous propose donc de vous apporter quelques eclaircissements sur la question.
La difficulté de ce genre d'exercice peut s'analyser sous deux aspects :
- d'une part il est nécessaire de définir des critères d'attribution qui ne soient pas dyscriminatoires pour permettre à toutes les sociétés de répondre de manière égalitaire, le tout en respectant une procédure extrêment contraignante, dans laquelle les acteurs économiques n'hésitent pas à s'engoufrer lorsqu'ils découvrent des vices de formes. La publication d'un marché devient donc une tâche difficile (voire stressante pour les agents) en raison du nombre d'insatisfaits qu'elle engendre.
- Lorsque l'on évoque le terme de marché, on oublie souvent de l'associer à sa définition : "contrat conclus à titre onéreux". Ce qu'il ne faut pas occulter dans cette description, c'est l'aspet onéreux de l'affaire qui mobilise ou non un candidat. Autrement dit, et même si le code des marchés publics n'impose plus de définir un minimum et un maximum d'engagement, les marchés passés pour une période d'un an sont parfois boudés par les entreprises. L'investissement qu'ils nécessitent de leur part pour la constitution du dossier ou encore par l'achat d'équipements nécessaires à la mise en oeuvre de la prestation peut en dissuader la pluspart, s'il n'est réalisé que pour un montant global peu actractif.
J'imagine que mes collègues territoriaux sont également confrontés à ces mêmes difficultés et qu'en ce sens ils ont également le droit que l'on respecte leur travail.

PR 23/11/2008 14:52



Merci pour votre commentaire qui aide effectivement à mieux comprendre les difficultés de cet exercice et qui permet d'avoir une vision plus approfondie de la
question. En cela il complète utilement la réponse de Monsieur le Maire.


 


Il n’était pas dans mon intention de critiquer le travail des fonctionnaires territoriaux, dont j’ai par ailleurs encore pu constater la compétence et
l’investissement dans leur fonction lors de la réunion de concertation sur le PLU jeudi dernier.


 


Il est évident que la mise en place et la gestion des marchés publics est une affaire complexe. Ma question portait d’ailleurs sur un seul des appels d’offres,
celui portant sur les denrées alimentaires, et pour lequel le marché est passé sur deux ans, alors qu’habituellement il avait une durée d’un an, et ceci dans une période où les prix sont à leur
maximum. Je me demande effectivement si c’est judicieux. En même temps, et comme l’a fait remarquer Monsieur le Maire, si une baisse des prix est prévue en début de l’année prochaine, rien ne
nous garantie non plus quelle se réalisera.