Au conseil on parle aussi de la gare

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Talence

Cazabonne et le fusil à tirer dans les coins

Le maire exige une réponse d'Alain Rousset.

 Petra Rosay (à droite) parle de la gare avec Agnès Nédélec et Pierre Gorse. PHOTO P. F.

Petra Rosay (à droite) parle de la gare avec Agnès Nédélec et Pierre Gorse. PHOTO P. F.

Ils étaient une poignée, sur les marches du château Peixotto, à distribuer un tract du Comité talençais pour la défense des services publics, à l'occasion de la dernière séance du Conseil municipal (voir « Sud Ouest » des 14 et 16 décembre 2011). Et Petra Rosay, l'opposante sans étiquette, a porté la question au Conseil lors des questions orales : on parle là de la demande de réouverture de la gare de la Médoquine… et de son guichet qui vient de fermer. Le comité avait organisé une manifestation à La Médoquine le 20 octobre dernier sur ce thème, avant de réitérer en gare Saint-Jean, le 1er décembre.

Dans cette revendication, Alain Cazabonne n'entend pas être montré du doigt. Aussi élève-t-il quelque peu la voix en cette fin de séance du Conseil : « Je ne veux pas être la victime du fusil à tirer dans les coins ! Ceux qui ont compétence en la matière sont la SNCF, Réseau ferré de France et la Région pour les trains express régionaux. »

Le premier magistrat talençais ajoute : « Nous sommes d'accord sur le fait que, dans le futur, la gare de la Médoquine doit avoir des arrêts. Il n'y a pas de raison qu'il y en ait à Pessac et pas ici. »

« La SNCF nous explique qu'elle ferme le guichet car il n'y a pas assez de clients. En attendant, j'ai proposé un point de distribution des billets sur la ville, avec un guichet et un personnel municipal ; la SNCF nous ristournerait une partie du chiffre d'affaires. Mais sa Direction régionale nous a fait savoir qu'ils ne font cela qu'en milieu rural. Nous sommes les seuls à le demander en milieu urbain. »

La CUB a transmis

Et le maire durcit le ton : « Pour l'arrêt, j'ai demandé une étude à la Communauté urbaine, qui a transmis à la Région Aquitaine. Sachez que, depuis des années, son président Alain Rousset me dit ne pas comprendre l'intérêt de la gare de la Médoquine. Depuis octobre, je souhaite une réponse précise du président du Conseil régional. Je voudrais qu'il me dise qu'il veut ou qu'il ne veut pas financer l'étude. Je commence à en avoir assez ! Il y a un responsable, c'est le président de la Région. Je veux un écrit. »

Attentive à la démarche, Mme Rosay rappelle que « lors de la manifestation organisée par le Collectif à la gare, vous étiez là avec Gilles Savary (conseiller général, NDLR) et il y avait aussi des députés. Les gens commencent à comprendre l'importance stratégique de cette gare. Il faudrait nous mettre copie de vos démarches. Nous allons en effectuer auprès de la Communauté urbaine et de la Région. »

Samedi 17 décembre 2011 à 06h00
Par PATRICK FAURE 0 commentaire(s)

Publié dans Conseil Municipal

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