Le collectif citoyen


Le Collectif Citoyen Talençais, c’est l’aboutissement de plus de dix ans d’engagements, de combats de personnes  qui  ont  voulu  «  se mêler  de  ce  qui  les regarde », c’est-à-dire  la vie de  leur commune, et ceci au-delà des échéances électorales. 

Des personnes qui estiment qu’au moment des élections on ne signe pas un chèque en blanc aux élus, mais que les habitants peuvent participer aux processus décisionnels et doivent y être associés en amont et non pas à la marge.

Depuis  1997  ces  citoyens  se  sont  d’abord  organisés  en  associations,  pour  s’opposer  à des  projets  jugés  néfastes  pour  la  commune, comme la destruction du patrimoine architectural et végétal communal  (école  Joliot-Curie, maison  Labro,  parc  Sourreilh,  bois Lafitte...), pour demander une vraie politique en matière de déplacements  doux  (pont  St Marie,  vélo...),  pour  défendre  la  sécurité des usagers (Mac do), pour sauvegarder l’école maternelle Picasso, pour exiger une offre de  logements variée et arrêter  le densification  en  studios  et  T1  spéculatifs,  etc. 
Ils  se  sont  battus  pour  la prise en  compte de  leurs arguments, de  leurs projets et de  leurs contre-propositions,  en  somme  un  combat  constructif  pour  aller dans le sens du bien être collectif.


En 2002 ils ont créé des Conseils de quartier, un réseau inter associatif d’information et d’échange, la CoorCiTal et un journal citoyen, Dazibao mettant en pratique le principe exprimé par Alfred Sauvy : «  Bien  informés  les  hommes  sont  des  citoyens. Mal  informés  ils deviennent des sujets ». 

Ce combat et cet engagement associatif, qui ont abouti à  la création du collectif avant les élections municipales, portait en son sein cette idée, peu développée à Talence jusqu’alors, d’une réelle participation des habitants aux décisions concernant les projets et l’a-ménagement de la commune, d’associer l’expertise et le diagnostic des citoyens au pouvoir représentatif à qui échoit la décision finale. 

Si Monsieur  le Maire a pendant des années tout  fait pour dénigrer cette envie légitime d’implication des habitants, en dépeignant ces citoyens comme des empêcheurs de  tourner en  rond,  il a  fini par comprendre  tout  l’intérêt  d’une  telle  démarche  en  créant  les Conseils communaux, hélas très contrôlés par la Mairie. Désormais la  concertation  et  la  participation  sont mises  à  toutes  les  sauces dans  les discours de notre municipalité, à nous de rester vigilants pour que ces démarches ne soient pas vidées de leur sens.